Création d'un centre de recherche sur la foudre

article publié le 09 oct. 2016

Le centre de recherche d'Indelec sera implanté au Raquet. D'autres projets de développement sont à l'étude dans l'écoquartier.

Créé à Douai en 1955, Indelec est spécialisé dans la gestion des risques liés à la foudre. Arnaud Lefort, pdg de cette société de renommée internationale évoque ce succès et le projet d'envergure qu'il mène au sein de l'écoquartier. 

Depuis la création d'Indelec dans les années 50 par votre père, votre groupe familial a connu un incroyable essor et s'est diversifié. Quel est votre positionnement à l'heure actuelle ? 
À la création d'Indelec, nous protégions les clochers d'églises contre la foudre. Depuis, la clientèle d'Indelec s'est largement orientée vers le tertiaire et l'industrie. Concernant notre développement, celui-ci s'est fait dans le Nord de la France depuis notre siège social de Douai. Nous disposons également de 10 implantations régionales, ce qui nous permet d'être proches de notre clientèle française. Par ailleurs, indelec a une branche internationale : des importateurs distribuent nos produits dans plus de 80 pays. Nous sommes également implantés en Inde depuis plus de 10 ans afin d'y proposer une prestation directe de protection contre la foudre.

Indelec souhaite aujourd'hui s'étendre au cœur de l'écoquartier du Raquet. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce centre de recherche ? 
Ce sera un outil quasiment unique en France, totalement dédié à la foudre et aux moyens de s'en protéger. Nous y ferons de la recherche et du développement et nous y travaillerons des projets déjà lancés. Un centre de formation sur la protection contre la foudre y sera implanté et un projet d'étude en partenariat avec l'université de Lille. Enfin, on retrouvera dans ce centre le très impressionnant laboratoire d'essai haute tension, qui nous permettra de valider nos produits en foudre, en modèle réduit. La Communauté d'agglomération du Douaisis nous accompagne dans ce projet qui est capital pour la poursuite de notre développement. 

Pour quelles raisons êtes-vous restés implantés dans le Douaisis depuis plus de 60 ans, alors que vous avez une envergure internationale ?
Indelec a planté ses racines dans le Douaisis dès l'origine, conformément au souhait de ses fondateurs. Nous y avons ensuite tissé notre bassin d'emploi et sommes fiers aujourd'hui de pouvoir compter dans nos effectifs des Douaisiens qui collaborent avec Indelec depuis 25 ans, 30 ou 35 ans ! De son côté, la CAD a toujours permis à Indelec de réaliser ses projets, en lui donnant la possibilité d'acheter des surfaces de terrain nécessaires pour son développement. 

Comment vanteriez-vous le territoire de la CAD auprès d'investisseurs potentiels ? 
Grâce à l'accompagnement actif de la CAD, nous pouvons réfléchir et imaginer nos projets de demain car nous n'avons pas d'inquiétudes sur le foncier qui nous sera proposé. Concrètement, l'agglomération a pleinement intégré nos futurs besoins de terrains dans ses plans de développement de l'écoquartier du Raquet. Nous y avons été très sensibles.