L'APEI du Douaisis se développe sur l'Ecopark

article publié le 04 avril 2017

L’APEI « Les papillons blancs » du Douaisis poursuit son développement sur l’Ecopark, le parc d’activités de l’écoquartier du Raquet, à Sin-le-Noble. L’association a inauguré, ce 28 février, son siège social, construit sur un terrain de 2 500 m2 commercialisé par la Communauté d’agglomération du Douaisis. « Le handicap a toute sa place dans notre société. Nous devons tendre la main à ceux qui en ont besoin, et donner un travail et un toit à chacun. Au niveau de l’Agglomération, cette nécessité est prise en compte », a rappelé à cette occasion le président de la CAD, Christian Poiret.

Le déménagement de Douai, où l’APEI a siégé trente ans rue Monsarrat, répond à une logique de déve- loppement de ses activités au Raquet, pour mieux coordonner l’éveil et l’autonomie des 1 300 personnes accompagnées dans les 29 établissements et services des Papillons blancs.

Livrés après dix mois de travaux, ces locaux, lumineux, fonctionnels et économes en énergie, offrent un bel espace de travail et de rencontre aux 920 professionnels et aux familles adhérentes de l’association.

Un projet de ferme maraîchère innovante

Le siège social côtoie la blanchisserie et la cuisine centrale, implantées dans l’écoquartier fin 2013. Des structures sont appelées à les rejoindre. L’association envisage de transférer les Etablissements et services d’aide par le travail (ESAT) de Lambres-lez- Douai et de Douai-Dorignies. Maillons essentiels de l’économie sociale et solidaire dans l’arrondissement, l’APEI et la CAD travaillent aussi ensemble à l’émergence, en 2018, d’une ferme maraîchère de 2,5 hectares au Raquet.

Ce projet, très innovant à l’échelon national, prévoit de faire collaborer des per- sonnes en situation de handicap et des personnes en insertion sociale et professionnelle. En adéquation avec la volonté de l’Agglomération de valoriser les circuits courts et l’agriculture biologique, cette ferme a pour ambition de cultiver en bio des fruits et légumes, de les cueillir, puis de les livrer le lendemain, conditionnés sous forme de paniers, à des particuliers et à des professionnels du Douaisis. « On pourra les vendre à certaines cantines scolaires et même peut-être à des restaurants », pense Claude Hocquet, le président des Papillons Blancs. La CAD s’est engagée à construire le bâtiment qui accueillera la production, et, à terme, la commercialisation en vente directe de ces paniers de fruits et légumes.